Un arc en ciel dans la rue

© Leiloona

© Leiloona

Mes pas m’avaient poussée ici, dans cette rue londonienne et là quel éblouissement un arc en ciel de maisons, c’était beau et je me suis mise à chantonner  » Lucy in the sky »

J’étais venue à Londres en pèlerinage, en souvenir d’une histoire oubliée ! Nous nous aimions en ce temps-là …

Et là, cet arc-en-ciel de façades colorées a réchauffé mon cœur … après la pluie, le soleil … cet arc en ciel était le premier pas vers ma guérison 🙂

Voici ma participation à l’atelier proposé par Leiloona

Le principe est celui-ci :
– j’écris un texte à partir de la photo proposée.
– je le publie le lundi matin.
– la consigne « pas de genre, ton, longueur imposés, mais le teste doit coller à la photo »

Je suis un banc # Atelier d’écriture 234

Leiloona du blog bric à book propose chaque lundi une photo et moi, j’écris les mots qui me viennent en regardant cette photo. Et en ce lundi, voici la photo de Kot et voilà mes mots sortis tout droit de mon imagination

© Kot

Je suis un banc, un banc public de bois peint en vert bouteille. Les gens de la ville m’ont posé là parmi d’autres bancs dans l’allée d’un parc de la ville ! Je connais les 4 saisons. Le printemps et l’éveil des premières amours, des premiers baisers, les mots doux chuchotés par les amoureux assis sur moi ! L’été et les enfants qui dégustent une glace assis ou simplement appuyés sur mon dossier ou qui jouent à saute-mouton avec moi. L’automne et ses feuilles rouges, jaunes qui craquent sous les pas des promeneurs qui parfois s’assoient et dégustent des marrons grillés. L’hiver et la neige qui me recouvre, parfois une adolescente amoureuse me dessine un cœur entouré de deux initiales …

Je suis un banc et je suis de tous les instants de ta vie. J’étais là pour ton premier baiser. Je suis là pour les larmes d’un adieu. Je suis de tous tes secrets, tes rencontres furtives avec ton amant, du cadeau à offrir à Maman ou encore de la lecture d’une demande en mariage …

Mais voilà, les gens de la ville ont décidé de me remplacer et de m’envoyer finir ma vie ailleurs sous d’autres cieux. Le modernisme est passé par le parc et à ma place trônera fièrement un banc en béton, plus solide et surtout sans entretien mais si durs et si froids ! Moi, maintenant, je suis au cimetière où si je le pouvais, j’essuierai les larmes des gens tristes …

Je rêvais d’une chaise longue # Atelier d’écriture 232

Leiloona du blog bric à book propose chaque lundi une photo et moi, j’écris les mots qui me viennent en regardant cette photo.

Et en ce lundi, voici la photo de Romaric Cazaux et voilà mes mots sortis tout droit de mon imagination

© Romaric Cazaux

Je rêvais d’une chaise longue à côté de celle de mon homme et nous aurions regardé grandir notre enfant.

Lui et moi = nous ! C’était un rêve … trop beau, trop grand pour moi ! La vie, cette salope, en avait décidé autrement …

Lui, je l’ai rencontré il y a longtemps déjà, oh je savais que c’était un coureur de jupons, une fille différente chaque soir ! J’ai cru que moi je pouvais le changer en une nuit, fut-elle magique !! La vie avait décidé que je porterais l’enfant de cette homme si beau mais tellement égoïste, ne pensant qu’à son plaisir uniquement. Les femmes étaient pour lui des jouets qu’on jette après usage. N’avait-il pas appris à aimer ? Comment faire de lui un père ? Et j’ai eu cette idée démoniaque et romantique à la fois car je savais que si je sonnais chez lui avec l’enfant dans sa poussette, je me ferai jeter …

Après la naissance de mon enfant je savais que mes jours étaient comptés, quelques mois tout au plus. La vie m’offrait cet enfant, la mort allait m’en priver. J’ai commencé à envoyer des lettres à cet homme afin qu’il « me » désire … cela a duré, duré, j’étais inaccessible et cela le hantait, je devenais un fantasme, son fantasme ! Jusqu’au jour où …

Par un soir de brouillard, j’ai organisé une rencontre entre lui et moi ! J’ai posé l’enfant endormi à côté de moi et cachée dans le brouillard, ombre ivoire, je lui ai caressé la joue et l’ai embrassé. J’ai vu l’amour naître en lui pour moi, pour notre enfant ! J’ai vu cet homme froid et incapable d’aimer devenir un père …

Je suis morte le lendemain sereine, apaisée et confiante ! Mon enfant était avec son père et ils vivraient heureux dans la maison au 124 de la rue de la Fidélité, cela ne s’invente pas 🙂

L’ombre du brouillard # Atelier d’écriture 229

Leiloona, du blog bric à book, propose chaque lundi une photo et moi, j’écris les mots qui me viennent en regardant cette photo.

A l’occasion de la rentrée littéraire, Leilonna propose un concours : écrire un texte à partir de la couverture du nouveau roman La fille dans le Brouillard de Donato Carrisi. Leiloona effectuera, ensuite, un tirage au sort pour savoir qui participera à cet atelier d’écriture avec Donato Carrisi !

 

la fille du brouillard donato carrisi

La voix m’a dit « Prends l’enfant et cours ! Tu dois le protéger » J’ai pris l’enfant posé près de l’ombre apparue dans ce brouillard blanc et cotonneux, cette ombre dont je ne voyais que la bouche ! L’enfant dans les bras, je me suis avancé pour poser mes lèvres sur cette bouche aux lèvres rouges et pulpeuses, une main ivoire et douce m’a alors caressé la joue ! J’ai ressenti un immense plaisir et une explosion d’amour pour cette ombre et cet enfant. Puis, j’ai couru sans me retourner, l’enfant me regardait intensément de ses yeux couleur brouillard …